Mon approche
Une expérience intérieure
La peinture devient alors un lieu de passage plutôt qu’un espace de représentation. Ce qui m’intéresse est ce qui se produit lorsque la perception cesse d’être une simple observation et devient une expérience intérieure.
Une figure peut alors apparaître comme un paysage, un paysage comme un corps, et une trace comme le vestige d’une présence qui n’est plus là. Je cherche dans cette transformation une forme de continuité sous les apparentes ruptures.
La pensée philosophique accompagne cette recherche sans en constitue le point de départ. La conception platonicienne d’Éros comme force de relation et de liaison résonne particulièrement avec ma pratique : elle ouvre la possibilité de penser l’existence non comme une collection d’entités séparées, mais comme un réseau de relations qui les transforme constamment. La peinture devient alors un espace où cette relation peut être éprouvée plutôt que simplement pensée.